Voyage d’étude

Engagés depuis sept ans dans la réalisation d’un webdocumentaire franco-coréen, les étudiants de deuxième année du master Cultures et Métiers du Web s’envoleront pour Busan le 27 avril 2019.

« Mémoires », les traces du passé dans le présent en Corée du Sud

 

MémoiresNotre levée de fonds

Le projet

Pour la 7ème année consécutive, les étudiants en Master 2 Cultures et Métiers du Web de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée réalisent un webdocumentaire en partenariat avec l’Université Dong-Eui de Busan, Corée du Sud et l’Université de Chonnam de Gwangju, Corée du Sud. Ce webdocumentaire est notre projet de fin d’études et traite chaque année de certains aspects de la culture coréenne, grâce à un format innovant et immersif. L’urbanité, la chirurgie esthétique, la cuisine coréenne, ou la fraude sont autant de sujets déjà abordés dans les précédents webdocumentaires.

Notre webdocumentaire se focalise sur les traces du passé dans le présent, autrement dit sur la présence de l’histoire coréenne de nos jours en Corée du Sud. Ce webdocumentaire est le premier d’une série qui s’étendra sur plusieurs années et qui permettra de parcourir toutes les périodes de l’histoire coréenne et toutes leurs richesses. C’est pour nous l’occasion de nous plonger dans la culture coréenne… et de vous y transporter avec nous !

 

Les 6 thématiques choisies pour vous faire voyager :

  • Les traces de la colonisation japonaise : Partant du travail de Nate Kornagay sur les traces architecturales de la colonisation, nous souhaitons mettre en lumière la façon dont le présent s’est réapproprié le passé en rencontrant les personnes qui habitent aujourd’hui ces lieux. Il s’agira de créer un dialogue entre le béton et la chair, le bois et les souvenirs, le passé et le présent.

  • La figure du roi Sejong au prisme d’un drama historique : Cette figure du « roi lettré », représenté sur le billet de 10000 wons, est aujourd’hui inscrite au cœur du roman national coréen. Nous interrogerons la construction historique, au travers du prisme d’une production culturelle tout à la fois très populaire et emblématique du soft power coréen : le drama historique.

  • Les représentations du soulèvement de Gwangju : En retournant sur le campus de Chonnam, nous nous confronterons à l’héritage de ce mouvement. Nous interrogerons les représentations successives de cet événement important et tenterons de reconstruire le kaléidoscope des mémoires du 18 mai 1980.

  • Sur les traces du Jikji : Le Jikji (1377) est aujourd’hui le plus vieil ouvrage connu réalisé avec la technique des caractères mobiles, plus de 70 ans avant la bible de Gutenberg. Dûe à un moine du temple de Heungdoek près de Cheongju, cette anthologie bouddhiste, inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO, est actuellement conservée à la Bibliothèque Nationale de France et cristallise de nombreux enjeux que nous tenterons de mettre en lumière.

  • Jeju 4.3 : En avril 1948, l’île de Jeju fut le théâtre d’un soulèvement réprimé dans le sang par l’armée sud coréenne, avec la complicité des forces d’occupation américaines et au nom de la lutte contre le communisme. Arpentant l’île, nous partirons à la recherche des nombreux lieux de mémoire du drame, interrogeant celles et ceux qui s’emploient à maintenir vivant le souvenir brûlant de cette tragédie.
  • Les missionnaires français en Corée : Notre travail se concentre sur l’amitié entre le vicaire apostolique de la Corée Jean Ferréol (1808-1853) et André Kim Taegon, premier Coréen ordonné prêtre. À travers cette relation, nous allons mettre en lumière les difficultés de l’implantation du catholicisme en Corée du Sud. Interviews, archives, lieux saints et ombres chinoises serviront à représenter ces événements.

 

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